
INTERJURIST is a nonprofit association under Swiss law.
This organisation was founded in 1976, originally under a different legal structure.
History
Discours de Maître Raymond G. MERAT à Genève, en date du 27 mars 2009.
C’est toujours intéressant de pouvoir revenir à la source d’une organisation, parce que le passé peut aider à construire l’avenir.
Certains d’entre vous connaissent cette histoire parce qu’ils ont été membres d’Interjurist depuis sa création. Mais pour d’autres, elle peut présenter un grand intérêt.
Vers le début des années 70, je poursuivais activement ma carrière en tant qu’avocat à Paris , mais j’ai souvent voyagé dans les provinces françaises et avait déjà un certain nombre de contacts internationaux.
Parmi les clients que j’avais dans la région de Lyon, il y avait un Monsieur qui travaillait dans l’industrie de la chaussure. Il était l’inventeur de ce qu’on appelait « le talon aiguille », un talon étroit qui devenait très populaire parmi les femmes. Parmi ses relations, il y avait un important fabriquant de chaussures qui s’appelait Charles Jourdan, et qui était actif dans le monde entier.
Un matin mon téléphone sonna et Monsieur Charles Jourdan m’attendait au bout de la ligne. Il m’a indiqué qu’il était désespéré parce qu’un concurrent s’efforçait de lui voler sa marque au Brésil et qu’il ne disposait que de 48 heures pour l’en empêcher. Je lui ai dit que je ne connaissais pas grand-chose au droit des marques commerciales en général et particulièrement au Brésil. Mais j’ai ajouté que je ferais mon maximum pour l’aider.
J’ai donc appelé l’Ambassade de France au Brésil, et j’ai parlé à l’attaché commercial, à qui j’ai exposé le problème. Il m’a dit qu’il pouvait seulement me donner le nom et le numéro de téléphone de l’avocat de l’ambassade.
J’ai reçu cette information et j’ai appelé l’avocat qui parlait le français. Je lui ai expliqué le problème mais il m’a dit qu’il ne connaissait rien au droit des marques commerciales. Je lui ai répondu « vous êtes sur place, trouvez le spécialiste et rappelez moi immédiatement » .
Dans la demi heure qui a suivi, il m’a appelé et m’a donné le nom d’un confrère, et m’a précisé que je devrais parler en espagnol ou en anglais. J’ai appelé le collègue immédiatement, il m’a indiqué les documents qui lui seraient nécessaires. Il a promis d’agir sans délai. J’ai appelé Charles Jourdan et j’ai obtenu qu’il envoie les documents par DHL ou un service semblable. Grâce à cette intervention la marque a été sauvée.
J’ai beaucoup réfléchi sur cette situation dans les jours qui suivirent et j’ai réalisé que nous, avocats, avions besoin d’une organisation pour nous assister concrètement sur le plan international. C’est ainsi que l’idée d’Interjurist est née.
Avec l’aide d’un avocat genevois, Alain Farina, qui malheureusement est décédé depuis et, Lesley Speak, nous avons trouvé des locaux et nous avons démarré notre organisation dans les mois qui suivirent. Interjurist a eu le soutien immédiat d’amis comme Peter Säuberlich, Wim Jurgens et d ‘autres.
J’ai consacré beaucoup de temps à Interjurist. Nous avons accru le nombre de membres jusqu’à plusieurs centaines dans le monde entier. Nous avons organisé des conférences sur tous les continents, chaque deux ans environ.
Nous avons résolu d’innombrables problèmes pour nos confrères. Je n’oublierai jamais le jour où nous avons reçu un coup de téléphone d’une firme d’avocats canadienne , qui avait parmi ses clients, une importante société de navigation. Ils avaient besoin d’informations urgentes sur le droit maritime en Norvège, Suède et Danmark. Nous avons été en mesure de trouver les avocats compétents dans ces différents pays et d’obtenir l’information que les Canadiens souhaitaient dans les 48 heures.
Il y a environ sept ou huit ans , on m’a demandé de participer en qualité de délégué au Conseil des Droits de l’Homme de l’ ONU à Genève. J’ai accepté et démissionné de mes fonctions auprès d’Interjurist. Nous avons employé une dame juriste qui est maintenant juge à Genève, pour assumer les responsabilités. Mais nous avons pu constater d’année en année que l’activité se réduisait.
J’ai démissionné en janvier 2008 du Conseil des Droits de l’Homme et j’ai pensé que notre organisation avait besoin de sang neuf et d’avocats qui étaient prêts à se battre pour développer ce concept. Je suis sûr que le travail qui a été fait par Catherine Zeltner en tant que secrétaire générale, et votre présence aujourd’hui, démontre le fait qu’Interjurist est une nécessité et peut être d’un grand secours à la profession.
Au cours de la réunion d’aujourd’hui et de la Conférence de Bruxelles en octobre , nous préparerons l’avenir-ensemble.
In English:
It is always interesting to analyse the circumstances surrounding the birth of an organization, because the past can always help to build the future.
Some of you know this story , because they have been members of Interjurist since it was formed. But for many others it may present an interesting episode.
At the beginning of the seventies, I was actively persuing my career as a lawyer in Paris, but I often travelled to the French provinces and already had a number of international contacts.
Among the clients, I had in the region of Lyon, there was a gentleman working in the shoe industry. He was the inventor of the so called “talon-aiguille”, a very narrow wheel, which became extremely popular among women.
Among the relations, there was an important shoe manufacturer called Charles Jourdan, who was active all over the world.
One morning, my phone rang and Mr Charles Jourdan was waiting to speak to me. He told me he was desperate, because a competitor was trying to steel his brand name in Brasil and that he only had 48 hours to stop him.
I said that I did not know much about the protection of brands in general and particularly in Brasil, but I added that I would do my best in order to help him.
I then called the French Embassy in Brasil and spoke to the commercial attaché, to whom I outlined the problem. He said he could only give me the name and phone number of the Embassy lawyer.
I took note of this information and called the lawyer who spoke French.I explained the problem to him , but he said he knew nothing about laws regarding brands. I responded:” You are on the spot, find a specialist and call me back immediately”. Within the next half an hour he returned my call, gave me the name of the colleague and said I would have to speak in English or Spanish. I called the colleague immediately. He told me the documents he required and promised to act immediately. I then called Charles Jourdan and obtained that he should send the documents required by DHL or some similar service.
Thanks to this intervention, we were able to save the brand. I gave a lot of thoughts to this business and …..that is how INTERJURIST was born.
Raymond G. MERAT
Honorary President of Interjurist
March 27th, 2009

The Future
The principal aim for Interjurist is to focus on strategic growth through its business initiatives, client programs, addition of quality members, and continued commitment to delivering quality legal services around the globe.
The presumption of innocence
“Everyone charged with a penal offence has the right to be presumed innocent until proved guilty according to law in a public trial at which he has had all the guarantees necessary for his defence.”
Universal Declaration of Human Rights, article 11 (1).
The right of defence
“In the determination of any criminal charge against him, everyone shall be entitled to the following minimum guarantees, in full equality:
To be tried in his presence, and to defend himself in person or through legal assistance of his own choosing; to be informed, if he does not have legal assistance, of this right; and to have legal assistance assigned to him, in any case where the interests of justice so require, and without payment by him in any such case if he does not have sufficient means to pay for it.”